Changer le monde
On peut pas changer le monde !
On peut pas changer le monde !
Alors qu'on parle de plus en plus facilement de l'effet du battement d'aile d'un papillon sur un raz-de-marée, un fatalisme populaire s'est installé dans les consciences, pour dire que nous, par contre, on n'y peut rien...
Un fatalisme, comme un renoncement, confortable aussi ; comme une excuse : "On n'y peut rien, à ce qui arrive..."
Comme si le monde ne changeait pas, ou comme si nos choix n'y étaient pour rien... Ou encore, comme s'il y avait, par nature, plusieurs dignités parmi les hommes, entre ceux qui seraient autorisés, à penser, à parler, à changer le monde ; des vrais citoyens de vraies démocraties... et puis la masse des indignes, tout juste bons à respirer, travailler un peu, consommer beaucoup... tout en minimisant au maximum leur empreinte... L'équation impossible...
Et, combien le monde n'a-t-il pas changé, déjà, depuis que je suis né ? Et combien l'homme n'y est-il pas pour quelque chose ?
"Il ne faut pas nous laisser aller à ce dégoût de nous-mêmes : aucune décision ne nous l’eût épargné. Il faut nous ressaisir et chercher le sens de ce dégoût. Quand l’homme se heurte à une contradiction si profonde, c’est qu’il a mal posé le problème. "
Il est temps, je crois, de reprendre conscience que nous sommes facteurs de changement, et même, que nous avons vocation à changer les choses, à changer nous-mêmes, et à nous changer les uns, les autres... Et que la question n'est pas tant, pour chacun, de minimiser son empreinte, que de choisir sa direction, propre à ramener le monde à marcher vers la vie...