Bonjour les gens !

 

Revoilà une année, et elle s'annonce nouvelle !

 

La vie est ainsi faite, les hommes sont ainsi faits, envahis par des sentiments confus tirés des évênements du temps, il bâtissent et détruisent, font et défont, redécouvrent puis abandonnent... le pire et le meilleur...

Les peuples, à partir d'évènements fondateurs de leurs identités, comme le furent, en France, la révolution de 1789, ou la libération en 1944, d'évènements qui laissent en cendres un monde de conceptions obsolètes refaçonnées par les corrupteurs, desséchées par le temps jusqu'à devenir compactes et ne plus rien laisser pousser... des traditions millénaires codifiées à en perdre le sens, des lettres gravées à en perdre l'esprit... un monde où rien ne peut plus exister si ce n'est rangé aux cases artificielles des gestionnaires de l'ordre, où des vérités de pierres, bétonnées de fanatisme, ne laissent plus rien s'épanouir de simplement humain...

 

Les peuples... et aussi les individus...

Chacun d'entre nous s'est construit ses rigidités, croyant en protéger son petit monde intérieur : qui un mur d'enceinte, qui un portail électrique à digicode, qui un cœur de pierre, qui un maître idolâtré, qui des principes sacrés, qui une discipline quotidienne, qui des rites personnels immuables...

 

Rien n'est bon ni mauvais, mais ce qu'on en fait...

Tout ceci fut une aide à notre développement, des fondations pour se construire, une aire solide pour s'envoler...

Tous nous avons, ou avons eu besoin de cela... Mais avons-nous pris l'envol ?

Eh bien !

A l'heure où nos aides nous entraves...

A l'heure où nos murs de culpabilités menacent nous écraser...

A l'heure où nos aires se délitent et nous collent aux pieds...

A l'heure où nos certitudes orgueilleuses érigées en gratte-ciel mesurent la hauteur d'où elles peuvent s'effondrer, si on ne les rabaisse à leur juste niveau...

A l'heure où l'arrogance de nos mérites artificiels, nos « Parce que je le vaut bien ! », se déchirent aux cris des fraternités...

A l'heure où l'on ressent, grilles et cadenas, dont nous nous sommes asservis, dans notre prétention à la liberté, contre de fausses sécurités...

A l'heure où nos esprits, bétonnés comme les terres, en zones commerciales, gémissent et se révoltent...

 

Je vous souhaite, pour cette année 2015, de ressentir en vous la vie frémir, à fissurer l'asphalte ;

Et ce qui vibre en vous, de le faire symphonie ;

Et ce qui est en vous, de le faire s'épanouir ;

Et ce qui crie en vous, de le faire poésie ;

De travailler en vous la glaise, défigurée peut-être, par les agressions ou par manque d'égards, pour qu'elle révèle votre vraie image, soyez surs qu'elle est belle !

De hisser vos couleurs et les faire aquarelle ;

Et d'enfanter ce qui attends d'Amour en vous, depuis si longtemps, ne lui donner de frontières que la Vérité !

 

Et je vous souhaite encore la santé du corps et de l'esprit pour faire grandir cette œuvre vivante jusqu'à son épanouissement, et encore pour en récolter tous les fruits d'Amour qui vous en reviennent, et les hommages à la beauté qui est en vous, en Vérité...

 

Et je vous souhaite en cela, de participer à ce qui déjà s'annonce de fondateur, dans ce monde...

 

 

Car déjà la vie frémit, à fissurer l'asphalte ;

Et déjà le monde vibre comme en un prélude ;

Et son cri monte aux cieux en un chant de douleur, germe de poésie ;

Et l'on travaille la Terre, défigurée par les agressions ou par manque d'égards, pour qu'elle retrouve sa vraie nature, soyez surs qu'elle est belle !

Déjà les couleurs se lèvent et s'offrent en palette, de déchirer les noirs du deuil et de la haine, de les faire s'évanouir ;

Et ce qui Est, semé, aspire à s'épanouir ;

A enfanter ce qui patiente d'Amour depuis la nuit des temps, sans aucunes frontières, que la Vérité !

 

Je vous souhaite donc, de chanter l'air d'un temps renouvelé, qui ressemble sur la Terre, à un nouveau printemps :

 

 

Bonne année, donc...

 

Jean-Luc